Le recépage consiste à couper un arbre à la base du tronc afin de préserver son système racinaire et favoriser l’apparition de rejets. Il permet de rajeunir un arbre mal formé ou blessé, de créer une cépée, de valoriser certaines écorces décoratives (érables jaspés, bouleaux, cerisiers, cornouillers). Il est aussi utilisé pour rajeunir des haies, créer des ramifications basses ou maintenir une végétation à hauteur contrôlée.
Tous les arbres ne réagissent pas de la même manière au recépage. En fonction de l’essence, de la vigueur et de l’âge de l’arbre, la production de rejets peut être abondante mais parfois inexistante. D’une façon générale, la faculté de rejeter de souche s’atténue avec l’âge.
Le recépage doit être pratiqué ponctuellement afin de préserver l’équilibre de l’écosystème et favoriser une régénération optimale.
Le recépage est une technique de gestion forestière et paysagère utilisée pour plusieurs raisons :
✔ Rajeunir un arbre ou un arbuste en supprimant une partie vieillissante ou mal formée.
✔ Favoriser la croissance de nouvelles pousses à partir de la souche, permettant la régénération naturelle.
✔ Créer une cépée, c’est-à-dire plusieurs troncs issus d’une même souche, pour un effet esthétique ou une meilleure gestion du couvert végétal.
✔ Maintenir une hauteur maîtrisée pour les haies, les bosquets ou les ripisylves (végétation en bord de cours d’eau).
✔ Stimuler des ramifications basses sur des arbustes dégarnis à la base.
🚨 Tous les arbres ne rejettent pas après un recépage. La capacité à produire de nouveaux rejets dépend de l’essence et de la vigueur de l’arbre.
🚨 Un recépage mal réalisé peut affaiblir l’arbre, notamment si la coupe est faite trop haute ou sur une espèce à faible capacité de rejet.
🚨 Un mauvais choix d’essence peut entraîner la mort de l’arbre. Par exemple, les fruitiers de la famille des rosacées et la plupart des résineux ne recèpent pas bien.
🚨 Un recépage excessif peut déséquilibrer l’écosystème, notamment en bord de rivière où il faut préserver un équilibre entre ombre et lumière.
🚨 Les jeunes rejets sont sensibles aux maladies et aux conditions climatiques, et peuvent ne pas survivre si l’environnement est trop sec ou pauvre en nutriments.
C’est pourquoi le recépage doit être une intervention réfléchie et maîtrisée, en tenant compte des espèces concernées et de leur capacité à repartir après la coupe.
Pour connaître les essences susceptibles de recéper, cliquer ici : Liste des essences et leur capacité à recéper